24.09.2007
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Que les choses soient claires. Nous avons maintenant à être. Et la fonction injectée en chacun à ses dépends (qu’on la nomme d’une manière ou d’une autre) si l’on veut, l’abjection de l’être ainsi annihilé, atomisé, soustrait à sa voie ne touchera à son terme que dans une sorte d’arrachement qui nous meurtrira forcément. La résolution est là. C’est rejeter enfin la douillette et protectrice combinaison et écarter, transi, les broussailles à l’aide de son propre corps nu, le regard perdu dans la recherche de la ligne et des pôles. Car nous n’avons détruit, pour l’instant, que ce qui nous élevait et non ce qui nous enchainait.
15:55 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : écriture, pensée, spiritualité, philosophie
23.09.2007
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« A ceux qui passent une profondeur effroyable, on ordonne de clorre ou de destourner leurs yeux ».
Montaigne
12:25 Publié dans Citations et engouements | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : écriture
10.09.2007
Postmoderne attitude - note en bas de page
N’ayant d’approche intellectuelle que purement verbale et littéraire - sans plus d’emprise sur une quelconque réalité - il leur fallut, pour asseoir leur influence, et ainsi satisfaire leur ego, faire du réel de la Littérature à géométrie variable.
15:30 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, société, littérature, pensée, écriture
06.09.2007
Asservis
Sur leurs visages : sourires ironiques, regards malins. « Je ne suis dupe de rien » chantent en chœur ces nouveaux asservis.
16:22 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : écriture, société
30.08.2007
Un question de goût ?
La médiocrité absolue du dernier homme… la paix et la liberté sont-elles à ce prix ? A moins qu’elle ne soit le prélude à l’asservissement le plus total. C’est en tout cas ce que laissent entendre ces mauvaises langues qui, bien souvent, éveillent ma sympathie. Hé oui, j’éprouve un rien de tendresse pour ces nostalgiques, même s’ils rêvent souvent à une grandeur mythique qui n’a peut-être jamais existé. Enflure de l’Histoire où les motivations les plus viles se déguisent en élans grandioses et en héroïsme. Mais il faut aussi se tenir sur ses gardes, car parmi ces mauvaises langues, se dissimulent aussi ceux qui rêvent à l’asservissement d’antan, lui trouvant plus de panache qu’un bon totalitarisme planétaire ultra technologique. Oui, certains préfèrent aux sagas d’anticipation les vieilles épopées.
11:40 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : politique, histoire, philosophie, pensées, écriture, société
05.08.2007
Quelqu'un sifflotait pas loin de nous
Il est presque trois heures du matin et je commence à tomber de fatigue. Cela fait deux heures, installé dans ce salon, que je lutte intellectuellement et verbalement avec lui. Insidieusement, par le truchement des mots, il tente d’introduire en moi ce pessimisme radical et névrotique qui le ronge depuis des décennies. Mais ce mal, avec sa structure logique, ses schémas, sa rhétorique, j’ai su en reconnaître les contours depuis longtemps, et les tentatives d’intrusion demeureront vaines. Mon esprit, par chance, est parvenu à fabriquer les anticorps nécessaires à ma survie. Et je tranche machinalement les têtes nouvelles de l’hydre logique et masochiste. Avec tristesse et lassitude aussi.
Mais ce matin, c’est particulièrement glauque. Devant son acharnement morbide mes velléités habituelles de lui porter secours cèdent le pas à une quasi répulsion. Car il va jusqu’à me prêter des intentions que je n’aie pas, jusqu’à déformer certains propos que j’aie laissé échapper durant nos discussions de la journée pour les ajuster à ses raisonnements. Je n’en peux plus et je commence sérieusement à songer à me retirer pour dormir quand soudain, semblant surgir de nulle part, j’entends très distinctement quelqu’un siffloter de manière décontractée. Cela ne dure pas plus d’une ou deux secondes. Mon père cesse de parler. A part nous, tout le monde dort dans la maison, et tous sont à l’étage. Aucun voisin immédiat. Mon père me regarde interloqué et me demande si j’ai entendu. Nous ne comprenons pas. Il se lève, jette un œil dehors. Il n’y a bien sûr absolument personne à l’extérieur. Le bruit ne semblait pas venir de dehors de toute façon. « Mais c’est dingue ! ». Oui, c’est dingue. J’approuve. Mais je ne peux m’empêcher simultanément d’attribuer à cet incident insolite une dimension profondément ironique. On eut dit que quelque chose ou quelqu’un avait voulu réagir aux propos désespérants de mon père et les stopper au moyen d’une des expressions les plus élémentaires du bien-être et de l’insouciance. Et j’en viens de manière naturelle bien qu’irrationnelle à me figurer, l’espace d’un instant, que mon esprit aurait très bien pu être à l’origine de la chose.
22:45 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, journal
29.06.2007
Perdre un peu
Peu après la rencontre, sentiment de l’arrachement.
Rencontrer c’est aussi perdre un peu, davantage, chacun le sait.
Au moment du contact, l’alchimie qui opère de manière inespérée, spontanée, presque miraculeuse, laisse présager le spleen léger de la connexion momentanément perdue.
Caractère inévitable du tendre tourment du silence quand s’annule, l’espace d’un instant pourtant, la présence nouvelle.
Sa voix, ses voix.
Eternité pressentie, redoutée d’un manque, d’un creux à l’âme.
Entité nouvellement émergée qui nécessairement pour un temps se scinde.
Douleur diffuse de l’attente.
Ce fut beau. Cela le sera encore.
Bientôt. Patience… ennoblissement du manque.
19:40 Publié dans Tréfonds | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : amitié, âmes, blog, écriture, alchimie
21.06.2007
Mon frère aux antipodes
Peut-on se figurer la chose ?
Entre nous une sorte d’accord non intellectuel - je dirais une approbation réciproque - qui se fait sentir très naturellement. Tant que nous ne parlons d’aucun sujet défini. Sitôt qu’une discussion s’engage, surgissent les dissensions. S’en est fini de l’entente tacite.
Mais qu’est-ce donc que ce respect et cette sympathie instinctifs qui s’éclipsent sitôt que pointe le nez fouineur du social. Sympathie enterrée sous les souches épaisses de l’inessentiel. J’avais une fois évoquée ce problème… Ce sont les mauvais tours du Monde qui disjoignent les âmes. Je me plais à le penser. Et de penser alors (aussi) que certains sont si enterrés, si étouffés que plus rien ne perce.
Il est facile de haïr. Le Prince de la discorde se frotte les mains de contentement : « ils ne perçoivent plus rien. Se débattent dans la pénombre atroce les yeux arrosés de mes flashs, et croient de la sorte y voir clair… pauvres hères que je chéris en leur plongeant la tête au plus profond de la vase. Assurément je sais y faire.»
Mais le geste est possible. Le signal, je le donne entre les lignes, en des gestes simples. Prouve la filiation avec de petits riens. Je crois bien qu’il y voit encore un peu lui aussi.
13:05 Publié dans Tréfonds | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : amitié, fraternité, spiritualité, religion, société, écriture
18.06.2007
Fleurs
Seul avec soi-même : tour à tour désabusé, détaché ou un peu nébuleux.
Avec les autres : jovial et plaisantin.
Mais alors, le triste sir fait-il le pitre par « générosité » ?
(vous avez le droit de rire)
21:45 Publié dans Tréfonds | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture
Glisse tout seul
A force de tout vouloir rendre lisse, sans la moindre aspérité, il est probable que plus personne n’arrive à se tenir debout.
21:35 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : société, écriture


