30.12.2007

Le Conseil (rêve)

Nous nous tenons autour d’une grande table noire et ovale située au centre d’une grande salle entièrement blanche et vide. Une atmosphère lourde de menace pèse sur notre assemblée. Je sais que l’avenir du monde se joue toujours ici, parmi nous. Mais sommes-nous de simples observateurs ou jouons-nous un rôle actif dans cette histoire ? Je ne saurais dire. D’aspect extérieur, nous sommes tous semblables. Ceux que je distingue autour de moi ont le visage creusé et l’expression figée des masques. Le teint livide. Entièrement revêtus de sortes de combinaisons noires et brillantes d’un matériau qu’on pourrait confondre avec du métal, sortes d’armures articulées ou de carapaces luisantes. Leurs têtes même sont recouvertes de cette matière formant sur le haut des sortes de piques géométriques. Personne ne parle et nous semblons attendre quelque chose.

C’est alors qu’un serpent apparaît et traverse très rapidement la pièce en tout sens. Sur certains visages se dessinent alors l’effroi. Une catastrophe s’annonce, cette manifestation en est pour nous le signe indubitable.

05.10.2007

Aliéné jusque dans mes rêves

En ce moment, rêves agaçants peuplés de personnes déplaisantes et de situations qui ne me correspondent aucunement. Comme si ces rêves n’étaient pas de moi mais empruntés véritablement à un autre. Mon inconscient me cherche des noises. Comme si mon aliénation à l’état de veille se prolongeait dans ce monde onirique qui devrait pourtant me servir de refuge.

30.08.2007

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25.06.2007

La nuit

La nuit je l’ai vécue minute après minute dans une durée qui n’en finissait pas de durer. Car la nuit existe lorsqu’on ne dort pas. Je me lève bientôt… je me lève bientôt… A devenir fou.

Et levé, de penser « je vais me recoucher », « je vais me recoucher »…Bientôt. Ce soir. Tard.

 

Garder les yeux ouverts à défaut d’y voir quelque chose.

09.06.2007

Les "doubles"

Enfant, je connus la période des cauchemars : je rêvais d’imposteurs.

Des gens qui m’étaient chers, des personnes qui m’étaient familières, des proches, ma mère, mon père, mes voisins, les gens de ma famille, tous avaient, tapi quelque part, un double inquiétant qui, voulant se faire passer pour eux, venait perturber mes nuits.

Je les reconnaissais d’emblée à leur regard étrange posé sur moi et à leur absence de paroles. Alors mon cœur battait la chamade. Je l’entendais cogner de plus en plus fort dans ma poitrine jusqu’à ce que je me réveille. Et je restais alors un long moment assis dans mon lit refusant de me rendormir.

 

Je me rappelle cette scène : la nuit commençait à tomber et la voisine habitant la maison en haut du petit chemin de terre le descendait lentement, s’avançait peu à peu vers moi en me fixant. Je savais évidemment, au plus profond de moi, que ce n’était pas ma gentille voisine mais l’autre. Il ne se passait pourtant rien de particulier mais j’étais effrayé.

Une autre fois : je me tenais dans la cuisine. Dehors il faisait nuit et les volets n’étaient pas fermés, et je voyais ma mère derrière la fenêtre, tête en bas qui me fixait avec le fameux regard.

Une autre fois encore, le double de ma grand-mère maternelle qui flottait dans la pièce cheveux hérissés, tous ongles dehors - figure typique de la sorcière. Ces êtres hantèrent régulièrement mes nuits. Plusieurs années.

 

Ma mère, consciente du problème, m’évoquait parfois des choses rassurantes ou amusantes pour me tranquilliser avant que je ne replonge en territoire onirique et incertain. Mais cela ne fonctionnait pas toujours. Les choses reprenaient immanquablement une sale tournure.

Et puis un jour, peu après avoir rencontré un ami avec qui j’avais pris l’habitude de jouer des journées entières, je fis le rêve que lui et moi nous nous mettions à poursuivre les fameux doubles et à leur jeter des pierres. Dans ce rêve, je n’avais plus peur. Il n’y avait pas que la présence de ce copain à mes côtés. Je ne trouvais plus ces êtres effrayants. Ils avaient perdu tout pouvoir, toute capacité à inquiéter. Je les sentais impuissants. On en venait facilement à bout.

Après ce rêve, les doubles cessèrent presque définitivement de hanter mes nuits.