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01.01.2008
Blessed persistence
00:00 Publié dans De la musique (en quelque sorte) | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : music, musique, musiques, chanson, rock, spiritualité, foi
30.12.2007
Le Conseil (rêve)
Nous nous tenons autour d’une grande table noire et ovale située au centre d’une grande salle entièrement blanche et vide. Une atmosphère lourde de menace pèse sur notre assemblée. Je sais que l’avenir du monde se joue toujours ici, parmi nous. Mais sommes-nous de simples observateurs ou jouons-nous un rôle actif dans cette histoire ? Je ne saurais dire. D’aspect extérieur, nous sommes tous semblables. Ceux que je distingue autour de moi ont le visage creusé et l’expression figée des masques. Le teint livide. Entièrement revêtus de sortes de combinaisons noires et brillantes d’un matériau qu’on pourrait confondre avec du métal, sortes d’armures articulées ou de carapaces luisantes. Leurs têtes même sont recouvertes de cette matière formant sur le haut des sortes de piques géométriques. Personne ne parle et nous semblons attendre quelque chose.
C’est alors qu’un serpent apparaît et traverse très rapidement la pièce en tout sens. Sur certains visages se dessinent alors l’effroi. Une catastrophe s’annonce, cette manifestation en est pour nous le signe indubitable.
21:30 Publié dans Nuits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Laideur quotidienne
Comme presque chaque matin dans le métro, debout et adossé à la porte faisant face à celle par où rentrent et sortent les voyageurs, je lis tranquillement. Je finis néanmoins par être légèrement parasité par quelque manifestation alentour. Je décolle les yeux de mon livre et aperçoit à ma gauche installé sur les sièges en vis-à-vis un groupe de trois femmes d’une trentaine d’années. Je réalise alors que ces personnes que je ne connais n’y d’Eve ni d’Adam me lancent un coup d’œil régulier et semblent échanger des remarques à mon propos ponctuées de brefs éclats de rire. L’une d’elle, à l’image des autres, c’est-à-dire comme sortie des pages automne-hiver d’un catalogue La Redoute , mais qui ne participe pour sa part que mollement à la conversation, me considère de son plus beau regard de poisson mort, la bouche légèrement entrouverte. Dois-je y voir de l’incompréhension ? Je ne saurais vraiment dire. J’avoue pour ma part ne guère comprendre les raisons de leur attitude.
Avant de descendre à ma station, j’adresse à cette personne et à celles qui l’accompagnent un bref sourire amusé, ce qui ne fait visiblement qu’accentuer l’incompréhension manifeste de la demoiselle sus citée et en étendre les amusantes caractéristiques à ses acolytes.
19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.12.2007
Malgré la pénombre
Je sais désormais que j’avance dans les ténèbres mais que tu veilles sur moi.
J’ai bien voulu être attentif et considérer les signes.
J’ai voulu enfin me rendre perméable à ton souffle.
J’ai bien voulu écouter ce que tu avais à me dire durant cette nuit où dans mon demi-sommeil interminable tu es venu répondre à mes lancinantes interrogations. Et tu sais aujourd’hui que je ne suis pas parvenu à suivre tes recommandations. Mais tu te doutais bien que j’aurai du mal. Ton chemin est le difficile qui soit. Et tu connais toutes mes faiblesses, tu sais aussi que derrière certaines se cachent l’esprit que tu chéris et qui t’honore. Et tu sais comme nul autre pardonner. Tu sais bien que j’aime, et comment.
Mes incantations pseudo poétiques n’ont servi à rien. Il y eut les circonstances. Il y eut trop de choses concordantes et je me suis fait jouet de la débâcle. La vérité a frappé. Celle à qui nous ne pouvons que difficilement échapper. Puisse-t-elle ne pas trop meurtrir… et épargner.
23:10 Publié dans Tréfonds | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Echo - La colline aux croix
00:12 Publié dans De la musique (en quelque sorte) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : mp3, music, indus, musique, musiques, test dept
27.12.2007
A quai
Avide de rêves, il me fallut briser le tien à coup de certitudes. Cela ne peut arriver. Cela n’arrivera pas. Et moi qui n’en pense pas un mot j’assène les vérités qui font mouche. Honnêtement brutal, brutalement honnête, tel je m’affiche. Je ne prends pourtant pas la réalité pour mes désirs. Jeux de mots…
Alors j’ai décortiqué la splendeur, j’ai disséqué la chose pleine de promesses que tu brandissais m’appelant au courage de vivre… comme tu l’entendais. Ce que tu entends, ce que tu désires.
J’aurais pu te donner raison. Parier sur la folie et mettre à mort la quotidienneté pour lui substituer un domaine vacillant et contrasté où tu trônerais comme une reine. Mais je n’ai d’yeux que pour la femme du marin, celle qui attend, et attend et attend encore. Celle qui ne quitte l’horizon des yeux que pour s'en ressouvenir. Je ne me résume pas à tes songes, je ne résume pas à tes nuits, ni à tes aurores.
Et pendant que tu cherches à fasciner, une petite voix me souffle à l’oreille des mots familiers auxquels je ne saurai renoncer.
23:00 Publié dans Tréfonds | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.12.2007
Dearly beloved...
12:10 Publié dans De la musique (en quelque sorte) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mp3, music, musique, musiques, coltrane, jazz, spiritualité
19.12.2007
Pétrification
Si la vie se réduit à une opération arithmétique, peu m’importe de disparaître.
Allez, avance dans le dédale et proscrit la transe.
Joue à la lucidité.
C’est ce truc qui donne des frissons comme au cinéma, je crois.
Grisante lucidité qui donne l’impression de rentrer dans le secret des dieux.
Et sage, planer au dessus de la mêlée.
Rien n’est rien. Tout se calcule et les opérations le trainent jusqu’à l’incontournable conclusion.
Lui et son rêve :
Mais il n’y a rien l’ami en dehors d’ici! Tu n’es qu’une particule au milieu d’autres particules qui s’entrechoquent – et le sens n’est nulle part. Et l’essence n’est qu’un mot. La métaphysique n’est qu’un jeu pour les enfants de l’humanité, ceux qui n’ont pas encore saisi. Et baigner dans le calme – le calme de celui qui sait – nous ne sommes responsables de rien, dit-il. Nous ne décidons rien, répète-t-il. A dieu le mal ! A dieu la faute ! Moi, je sais. Mon intellect englobe le monde et ses secrets, et peut tout. Ma raison c’est Dieu, tu ne le sais pas… - je l’ignore pour ma part tout à fait Je gesticule, je pérore, je calcule et j’accumule sophisme sur sophisme pour me sentir le roi. Point d’ego ! Mon ego souverain me l’a dit. Je suis aux prises du sortilège qui me fait croire que j’échappe à tout sortilège. Dé-niai-sé, je le suis. Et ma sérénité n’a pas d’égale, c’est la seule chose qui m’importe – être une pierre qui sait – et qui fossilise le vivant et stoppe le souffle. Ma sérénité est une escroquerie qui prospère. (Qui refuserait pareille Paix ?) Adieu élan, adieu souffrance, adieu la vie…
22:00 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
17.12.2007
Stay tuned - Robert Wyatt
12:05 Publié dans De la musique (en quelque sorte) | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : music, musique, musiques, mp3, chanson, robert wyatt
15.12.2007
Feu
Intérieurement remué.
Fascination pour ce qui ne se présente pas mais se ressent et se comprend simultanément.
Arraché à l’instinct.
Rebelle au Monde et à l’espèce.
Ennemi du genre humain quand il rampe et se réjouit de sa misère et voudrait nous l’imposer.
Anomalie, c’est ainsi qu’on nous appelait et nous appelle encore pour nous pétrifier et nous faire nous taire et tenir tranquilles.
11:42 Publié dans Tréfonds | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note






