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27.12.2007

A quai

Avide de rêves, il me fallut briser le tien à coup de certitudes. Cela ne peut arriver. Cela n’arrivera pas. Et moi qui n’en pense pas un mot j’assène les vérités qui font mouche. Honnêtement brutal, brutalement honnête, tel je m’affiche. Je ne prends pourtant pas la réalité pour mes désirs. Jeux de mots…

Alors j’ai décortiqué la splendeur, j’ai disséqué la chose pleine de promesses que tu brandissais m’appelant au courage de vivre… comme tu l’entendais. Ce que tu entends, ce que tu désires.

J’aurais pu te donner raison. Parier sur la folie et mettre à mort la quotidienneté pour lui substituer un domaine vacillant et contrasté où tu trônerais comme une reine. Mais je n’ai d’yeux que pour la femme du marin, celle qui attend, et attend et attend encore. Celle qui ne quitte l’horizon des yeux que pour s'en ressouvenir. Je ne me résume pas à tes songes, je ne résume pas à tes nuits, ni à tes aurores.

Et pendant que tu cherches à fasciner, une petite voix me souffle à l’oreille des mots familiers auxquels je ne saurai renoncer.

Commentaires

C'est peut etre un peu brusque, non?

Ecrit par : Martine | 28.12.2007

Qu'entendez-vous par là ?

Ecrit par : Ezrah | 28.12.2007

Ulysse a finit par revenir.

Mais...

Ecrit par : Aranna | 04.01.2008

Ulysse a écouté les sirènes une fois de trop et il mourra perdu en mer, loin de Pénélope...

Ecrit par : @ | 09.01.2008