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30.11.2007

Forever round the throne...

Hier soir...

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podcast
To make a ring - Wovenhand

28.11.2007

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A chaque question qui me taraudait, une intuition germait en moi préfigurant la réponse qu’un livre essentiel, miraculeusement, viendrait aussitôt apporter. Comme si quelqu’un surveillait mes lectures et venait placer sous mes yeux l’ouvrage que mon esprit et mon âme attendaient, réclamaient.

25.11.2007

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La nuit commence à tomber sur la ville. L’homme habillé d’un vieux pardessus sombre, bonnet enfoncé sur la tête s’agite dans l’escalier. Il a allumé un feu sur un des rebords en pierre, et placé sur ce feu une vieille casserole. Une odeur de feu de bois pas désagréable se répand alentour. Et l’homme fait des allées et venues de gauche à droite, de droite à gauche dans l’escalier ; nerveusement il va et vient de gauche à droite, de droite à gauche. Et une lumière vacillante émane du feu. Il fait très froid. Tout est calme. Et quand j’arrive à sa hauteur, au beau milieu de cet escalier qui mène à la promenade - agréable promenade sauf là où tout semble abandonné, où il n’y a plus personne alentour sauf ce type bizarre désespérément seul et bizarrement accoutré qui regarde droit devant lui – il ne semble pas me voir et il parle. Et ces phrases on en comprend pas le sens, elles semblent rythmées par ses déplacements et résonnent à mes oreilles comme des incantations. On croit reconnaitre des mots, mais on ne saurait dire précisément lesquels. Il est pris dans cette danse minimale et aliénée de gauche à droite, de droite à gauche. Et récitant les yeux fixes, il ne s’adresse à personne. Et lorsque j’arrive en haut de cet escalier, que je quitte la scène, j’ai comme l’impression d’émerger et ainsi d’échapper à l’asphyxie. Des gens arrivent dans ma direction qui me croisant me regardent, puis leurs yeux se portent dans l’escalier en direction de l’homme. Et je m’éloigne, je n’ose pas me retourner et je me demande ce qu’ils sont en train de penser, et ce qu’ils voient ; si nous voyons bien la même chose.

23.11.2007

La sérénité des cailloux

Je ne veux pas d’inertie bienheureuse : la paix du caillou ne me tente pas. Je veux mépriser la nécessité et embrasser ce qui n’a pas eu lieu. Pour le provoquer…

Je ne démissionnerai pas. Je ne me résignerai pas. Je veux croire, croire et croire. Même si cela paraît déraisonnable, complètement fou, décalé, obsolète, naïf, risible, pathétique… Surtout si c’est fou ! Surtout si cela paraît obsolète !

J’ai postulé pour le scandale, et pour la liberté. 

Quelque part l’obsolescence n’a jamais cours. Debout les morts !

18.11.2007

All I need

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podcast
All I need - Radiohead

Exemplaire

Plus s’étendait la fange, plus prospérait le fumier, plus surement nous nous en éloignions, instruits. Et nous étions repoussés à l'infini, vers l'Infini.

16.11.2007

Chien... chien

Je suis chien prolo galeux, plein de ressentiment pour ce que vous êtes. Vous les infâmes ! Vous les poseurs ! Vous les professionnels de l’âme en prose et des déclamations derrière micros ou pupitres ! Je pisse sur vos pompes de banquiers des lettres et de fonctionnaires de l’esprit.

Vade retro bande de chacals mondains !

15.11.2007

Starless

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podcast
Starless - King Crimson (1974)

11.11.2007

L'autre semblable

Il était bien évident que tout le mal ne pouvait venir que de l’expression débridée des opinions de tout un chacun. Il fallait proscrire au plus vite ces confrontations qui ne faisaient qu’engendrer disputes et luttes idéologiques.

Aussi le pouvoir en place décréta-t-il en pleine conformité avec les attentes de l’opinion publique (à moins que ce ne soit l’inverse) qu’il était désormais malvenu et dangereux d’exprimer sa désapprobation ou son désaccord même léger vis-à-vis d’un autre groupe idéologique, lequel pouvait de plein droit se sentir offensé et agressé, autant le dire littéralement remis en question dans son identité même, ce qui était bien évidemment scandaleux. En effet, la vérité n’étant pas une, et tout n’étant qu’une question de point de vue, il était grotesque d’exposer et de défendre des idées qui ne pouvaient parler qu’à soi. Chacun devait donc rester avec ses semblables, sa communauté, et s'il se retrouvait contraint à côtoyer l’autre, il se devait de garder toute la neutralité qui s’imposait dans pareille situation. Bref il devait garder ses idées et préférences pour lui.

Ainsi, un jour, des gens au fond assez peu éloignés dans leurs attentes et dans leurs goûts en vinrent-ils à mener les uns contre les autres une guerre sanglante, persuadés à tort que l’autre camp, dont ils avaient fini par ignorer absolument tout, était constitué de barbares qui voulaient les anéantir.

Croire

Tout m’incite à penser que je ne suis pas libre. Plus je pousse loin mon questionnement platement rationnel, plus le libre-arbitre me semble compromis. Seulement, le fait même de penser que je suis totalement déterminé ne donne-t-il pas précisément d’autant plus corps à cette réalité supposée. Si je ne me crois pas libre comment pourrais-je avoir une seule chance de l’être, quand bien même je me tromperais au départ ? Ainsi me dois-je d’agir comme si j’étais maître de mes actes, de faire mine de croire en ma liberté bien que je soupçonne fortement qu’elle n’est qu’une illusion.

Mais alors, c'est donc que croire donne une réalité partielle à ce à quoi je crois, car je me retrouve plus libre en considérant que je le suis qu’en étant persuadé du contraire.

Non ?

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