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05.11.2007

Errant

C’est une étendue qui n’a rien de plaisant. On s’y trimballe à bout de souffle désespérant de n’en pas voir la fin.

C’est un piège tiède où le vaste n’est plus que vide.

 

Ces quelques mots ne sont là que pour témoigner de leur absence réelle.

 

Il y a une soif qui s’éteint sans s’étancher, ou parce que, plus précisément, elle ne parvient plus le moins du monde à s’étancher. Le verbe me quitte n’aimant pas mon être amoindri, mon être assommé, et laisse place au silence et la rage sourde du prisonnier qui maudit, les dents serrées, les formes multiples du geôlier.

 

Pour mon cœur, pour mon âme… A mort !

Commentaires

C'est époustoufflant. L'absence réelle - un peu indigeste, ou bien ?

Ecrit par : Marie Gabrielle | 05.11.2007

Une souffrance fantôme mais pas abstraite.
Je verrai bien un cheval arrivant de l'horizon. J'attendrais bien un signe dans cette nuit...
Angoisse donc.
Est-il possible que nous nous parlions d'un coté et de l'autre d'une porte que je sais maintenant ouverte ?

Ecrit par : joruri | 05.11.2007

Marie Gabi/Vous allez me faire rougir Marie Gabrielle avec votre "époustoufflant". Merci.

Jojuri/"Je est un autre", Jojuri et vous êtes bien sûr le bienvenu ici. Merci pour ces quelques mots forts bien trouvés. :)

Ecrit par : Ezrah | 05.11.2007

Ce texte trouve en moi, en ces temps présents de profonds échos. Mais je n'ai pas les mots...

Ecrit par : ariaga | 08.11.2007

Ezrah > Avant de réclamer l'amour inconditionnel, il faut avoir su exister...

Autrement, c'est le vrai mensonge - qui fait un sourire faux...

Un peu d'apache suffit...

Je vous embrasse - dans un accord imparfait, Wyden - assez amicalement, pourtant...

Ecrit par : Marie Gabrielle | 09.11.2007

Ariaga/Bises ma chère Ariaga.

Marie Gabi/Qu'est-ce que savoir exister ?

Ecrit par : Ezrah | 11.11.2007

compter

Ecrit par : Marie-Gabrielle | 15.11.2007

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